La dette grecque

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La dette grecque

Message  Marc le Dim 6 Nov - 15:15

Les causes :

a) L ’application, à l’échelle européenne, de politiques néolibérales particulièrement prégnantes depuis l’adoption du Traité de Maastricht. En Grèce, comme dans les autres pays européens, ces politiques menées pendant les deux dernières décennies se sont traduites par une baisse continue de la fiscalité.


Les Etats Européens (dont la Grèce) ne pouvant plus subvenir après 2008, on a assisté à un gonflement de la dette publique, dans un climat économique morose. La baisse de l’activité s’est traduite par une baisse des recettes fiscales d’une part, et par l’augmentation du chômage de l’autre.

b) la crise financière de 2007 et le renflouement des banques en 2008. L'Etat grec s'est alors endetté. La France et l'Allemagne aussi, elles ne ne peuvent plus être solidaires de la Grèce.

Les Etats Européens (dont la Grèce) ne pouvant plus subvenir après 2008, on a assisté à un gonflement de la dette publique, dans un climat économique morose. La baisse de l’activité s’est traduite par une baisse des recettes fiscales d’une part, et par l’augmentation du chômage de l’autre.

c) Enfin, en l’absence d’ajustements budgétaires (c’est-à-dire d’un véritable « gouvernement économique » de la zone euro), les inégalités entre les économies de la zone euro ne tendent pas à se résorber, au contraire : l’inflation – plus forte en Grèce que dans le reste de la zone euro – a contribué à rendre le prix des produits grecs trop élevé pour être compétitif. De ce fait, la Grèce importe plus qu’elle n’exporte : le déficit commercial de la Grèce a contribué au gonflement de sa dette extérieure publique et privée.

d) l’importance des dépenses militaires (4% du PIB, contre 2.4% en France) qui font le bonheur des vendeurs d’armes français… On remarquera que la réduction des dépenses militaires grecques n’est pas demandée par les gouvernements européens !

e) Le poids travail "au black", équivalent à 35% du PIB grec, entraîne par ailleurs un manque à gagner pour l’État grec estimé à 20 % des recettes fiscales.

f) le maquillage de la crise par les libéraux grecs en relation avec Goldman Sachs qui a joué un rôle de conseil jusqu’en 2009, date d'arrivée des socialistes.

g) la spéculation sur la dette grecque.
Les spéculateurs sont comme les loups, ils s’attaquent en premier aux plus petits et fragiles. Ils peuvent aussi s’attaquer aux plus gros, dont l’Espagne et l’Italie. La spéculation leur permet de gagner de l’argent en créant des situations de crise et de panique qui font varier les cours et les taux d’intérêt, source de profits énormes pour les spéculateurs.

Marc

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